Interwiew de l’autrice Mag 2000, Pierre nadeau


Rencontre avec Danielle Perrault
D’aussi loin qu’elle se souvienne, danielle Perrault a toujours écrit. « ç’a toujours été en moi. ceux qui disent qu’ils ont l’appel, moi, je l’ai toujours eu, assez pour me réveiller la nuit en me disant qu’il faut que j’écrive ça. J’ai commencé à lire avant d’aller à l’école et j’aimais déjà la lecture et c’était comme une passion quand j’ai appris à écrire. c’était
merveilleux de pouvoir communiquer avec l’écriture », se
rappelle-t-elle.
Sauf qu’elle a mis beaucoup de temps avant de publier
ce qu’elle écrivait. « J’ai toujours gardé ça pour moi parce que je me disais que je n’étais pas assez grande, que je n’avais pas assez d’expérience, que je n’avais pas assez de choses à dire. Je ne pouvais pas juste écrire ce qui se passe autour de moi. J’avais l’impression qu’il fallait que j’écrive plus grand que ça. »
Les histoires que raconte danielle Perrault dans ses contes
sont des outils concrets aux services des enfants, de leurs
parents et même des grands-parents. « Dans ma jeunesse,
j’ai lu énormément de contes, c’est ce qui m’intéressait. ce qui me choquait, c’est qu’on se servait des animaux alors que je me disais pourquoi on ne raconte pas la vie d’un petit garçon ou d’une petite fille qui vit vraiment ces problèmes-là. Je me suis dit que lorsque je serais grande, j’écrirais des contes pour les aider à traverser des épreuves, mais que ça ne passerait pas par les animaux. »
C’est au passage du nouveau millénaire qu’elle a écrit un
premier conte qui a été publié par une maison d’édition.
Mais comme le monde l’édition s’est mis à changer et que
la maison qui publiait ses titres a été vendue, elle a décidé de créer sa propre maison d’édition qu’elle a baptisée Les nouveaux contes de Perrault en lien avec son aïeul Charles Perrault à qui l’on doit Le petit chaperon rouge, Le chat botté, La belle au bois dormant et tant d’autres. « Aller avec les éditions, c’est trop long pour moi et j’ai décidé que j’avais assez d’expérience pour le faire moi-même. J’ai une équipe formidable qui m’entoure pour l’infographie, la correction et la mise en marché », mentionne celle qui compte une quinzaine de contes à son actif.
Le 27 septembre prochain, danielle Perrault procédera au
lancement de son livre Guérir de son histoire à la bibliothèque du cégep de thetford. « ce sont parfois des histoires dramatiques, mais qui ont un sens. toutes les histoires dans ce livre se terminent bien. Ce n’est pas parce que je voulais qu’elles se terminent bien, c’est que les gens ont traversé leur drame ou leur histoire et qu’ils en ont trouvé un sens et qu’ils s’en sont sortis », raconte la psychologue de formation.
La préface est signée par michel Lemay, un pédopsychiatre
qui a participé à la mise sur pied du département de
psychiatrie de l’hôpital Ste-Justine. « c’est un être reconnu internationalement, un auteur prolifique, formateur, conférencier et professeur émérite à l’Université de Montréal », précise l’auteure.
Pour le futur, Danielle Perrault compte passer plus de
temps à l’écriture. « Je n’arrêterai pas complètement mon
travail de psychologue. Je vais continuer de faire de la
formation et de la supervision pour d’autres psychologues,
mais je veux me diriger plus vers l’écriture. c’est une
grande liberté de pouvoir écrire et j’ai encore beaucoup de
choses à raconter. »
Pierre Nadeau, journaliste



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